Ca coince sur le quai St Vincent

bouchon
Dans le dernier numéro de Lyon Mag', c'est le bouchon qui paralyse le quai St Vincent qui est visé par les journalistes. En effet, aux heures de pointe, le carrefour situé au croisement du Pont de la Feuillée, de la rue d'Algérie et du quai St Vincent fait l'objet d'importants embouteillages. D'après un riverain du secteur, les principales causes de ces dysfonctionnements sont : la faible durée du feu vert en aval, le manque d'espace dédié aux voitures en raison de la priorité laissée aux bus dans ce secteur. Enfin, il dénonce le stationnement anarchique et en double file. Mais le bouchon n'est-il pas créé à la base par le nombre trop important de véhicules qui transitent ici chaque jour ?

Voici les solutions évoquées par Jean Chabert, adjoint au maire du 1er arrondissement, en charge des déplacements urbains. Il souhaite que ce carrefour soit réaménagé, pour mieux prendre en compte les différents modes de déplacement, et pour fluidifier le trafic. Ensuite, il souhaite que le Pont Schuman joue un rôle de délestage du secteur, en offrant une alternative aux véhicules qui souhaitent se rendrent de l'ouest vers le centre de Lyon. Enfin, il parle d'une nécessité forte de faire baisser le nombre de véhicules qui entrent chaque jour dans Lyon, en évoquant le péage urbain, et une amélioration sensible et incitative des transports en commun. Pour lui, sans une forte diminution du nombre de véhicules sur ces axes, aucune vraie solution n'est envisageable.

L'aménagement récent de la ligne forte C3, n'est-elle pas une amélioration sensible du réseau de transport en commun existant ? Le stationnement en double file n'est-il pas la vraie raison de ces fortes rétentions ? En effet, sur un axe à 2 voies, la présence d'un véhicule stationnant en double file, aussi inoffensive paraisse-t-elle, entraîne une baisse de 50% de l'écoulement, c'est mathématique ! Il est toujours plus facile d'accuser les transports en commun d'être la cause de tous les maux de la ville en terme de circulation routière. Quand on sait qu'un autobus de 12 mètres transporte l'équivalent de 11 Twingo, et qu'il en passe ici chaque jour des centaines !

Il est temps de réagir dans le centre ville de Lyon, et de réserver les voiries hyper-centrales aux seules circulations riveraines et aux transports en commun. Le trafic de transit n'a rien à faire sur de tels axes, qui ne sont pas dimensionnés pour les accueillir. Mais il faut également agir très vite et taper très fort en faveur des transports en commun, si l'on veut que ce transfert modal se fasse efficacement, et en masse. La ligne C3 répond-elle vraiment à cette logique, dans ce secteur très central et très fréquenté de Lyon, quand on sait qu'elle partage l'essentiel de son parcours avec les véhicules particuliers, qui lui empêchent de prendre un quelconque avantage en terme de temps de parcours...

L'équipe de Lyon en Lignes, d'après un article du journal Lyon Mag'

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